Sélection culture : on se pose le temps d’un movie

Ville nocturne. Par Alexander Popov / https://unsplash.com/photos/X6WSjAg2dLU Par Alexander Popov / https://unsplash.com/photos/X6WSjAg2dLU

La rédaction vous propose une petite sélection très cinéphile. Installez-vous confortablement et prenez donc le temps de frissonner, de rire, de pleurer parfois, mais surtout le temps de vous émerveiller.

Boyhood, de Richard Linklater (2014)

Global Panorama

C’est l’histoire d’un petit garçon, Mason, suivi de ses 12 ans à sa majorité. Assez peu original me diriez-vous. Qui aurait envie de se taper un film de trois longues heures racontant la vie quotidienne d’une famille ? Mais ne jugez pas si vite ! Entre 2002 à 2013, l’équipe menée par Richard Linklater se retrouvait chaque année durant 3 jours de tournages intenses. Dans son film, le réalisateur illustre une fois de plus, et avec brio, le temps qui passe. Il nous prouve que ce dernier ne s’inscrit pas uniquement dans les « grands » évènements de la vie (les naissances, les mariages), mais plutôt dans ces petits moments beaucoup plus ordinaires (une baignade dans un rivière ou un son de guitare au coin du feu). Plus qu’un film, c’est une expérience peu ordinaire nous replongeant dans notre propre enfance et notre adolescence, avec le recul que l’on peut avoir du haut de son canapé, bien à l’abri de l’autre côté de l’écran de télévision (ou de cinéma !).

Sybille Buloup


Time Out, d’Andrew Niccol (2011)

Alexander Popov

2169 : dans une société dystopique fortement inégalitaire, les humains ne vieillissent plus à partir de l’âge de 25 ans, mais portent sur leurs avants bras un cadran décomptant les secondes leur restant à vivre. Ce temps de vie est utilisé comme monnaie, laissant les plus pauvres survivre en travaillant sans relâche pour gagner chaque soir les vingt-quatre prochaines heures. C’est le cas de Will Salas, jusqu’au jour où un riche inconnu lui lègue un siècle entier avant de se suicider. À l’aide de cette nouvelle ressource, Will va tenter de s’infiltrer dans la plus haute caste de la ville, celle des millionnaires pratiquement immortels. 

Ce film à suspense nous tient en haleine tout au long grâce à son univers bien construit, glissant au passage un message sur notre propre société : « Pour quelques immortels, beaucoup doivent mourir. »

Jeanne Buffet


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Cloud Atlas, de Tom Tykwer et Lily et Lana Wachowski (2012)

Warner Bros

Cloud Atlas est de ce genre d’œuvres qu’on ne résume pas en quelques lignes. Durant les 2h30 de film, six histoires s’entremêlent, nous emmenant en Amérique, en Corée ou en Grande-Bretagne. Étalés sur six siècles, tous ces destins sont pourtant intimement liés. D’une époque à l’autre, les mêmes acteurs se retrouvent pour incarner une quantité incroyable de personnages, souvent sans que l’on ne se rende compte de l’astuce. Des indices, plus ou moins dissimulés, permettent de faire les liens entre les différentes époques. La musique grandiose termine de lier le tout en un film immanquable. Cloud Atlas est une fable complexe et dense, riche autant visuellement que narrativement, qui dépeint les combats pour la liberté et contre l’oppression à toutes les échelles de nos vies.

Edwyn Guérineau