Au plus proche de notre cerveau

Photo de microscopie confocale de Marcos Assis Nascimento, Lydia Sorokin (University of Münster, WWU)
Photo de microscopie confocale de Marcos Assis Nascimento, Lydia Sorokin (University of Münster, WWU)

La barrière hémato-encéphalique représente le cerbère du cerveau, protégeant ce précieux organe de toxines, pathogènes… Dès la fin du XIXe siècle, il était connu que des substances comme les colorants étaient incapables de pénétrer le système nerveux central. Cette barrière, constituée par un réseau de microvaisseaux sanguins (en rouge), parcourt tout le cerveau, soit au total environ 650 km, pour une surface d’échange de 12 à 20 m². Les cellules constituant ces capillaires sanguins se comportent différemment que dans le reste du corps, en interaction étroite avec une couche d’astrocytes (en vert) qui les séparent des neurones. Très peu de pathogènes sont capables de pénétrer le cerveau, mais ils sont généralement très difficiles à traiter puisque les antibiotiques peinent à franchir la barrière hémato-encéphalique. Des études sont en cours afin de développer des traitements capables de passer la barrière, comme des antibiotiques, mais aussi des traitements contre des pathologies neurodégénératives.

Agathe Franck