C’était mieux avant !

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Où l’on apprend que, plus un pays est petit, et plus il vous manque…

Ah, la vie d’avant la pandémie, y a pas à dire, c’était vraiment le bon vieux temps … C’est qu’il est facile de plonger dans la « nostalgie » de notre vie antérieure aux gestes barrières. Mais savez-vous d’où provient ce terme, à l’origine médical et désormais passé dans le langage courant ?

Étymologiquement, ce mot dérive du grec ancien, plus précisément des termes nóstos, le retour, et álgos, la douleur : soit, mis ensemble, le mal du pays.

C’est en 1651 que le terme suisse-allemand Heimweh, littéralement « le mal du chez-soi » apparaît pour la première fois à l’écrit. Il est ensuite repris par Johannes Hofer, un médecin alsacien, dans sa thèse sur le sujet en 1688. Johanner cherche alors à décrire et à classifier ce Heimweh, un mal particulièrement ressenti par les mercenaires suisses sous les ordres de Louis XIV lorsqu’ils entendaient le Ranz des Vaches, un chant traditionnel des bergers vaudois et fribourgeois. Ce mal, Johannes l’appelle alors « nostalgie ». 

Au départ, la nostalgie est donc la formulation médicale du Heimweh. Lorsque le mot entre dans le dictionnaire de l’Académie Française en 1835, il est d’ailleurs défini comme une « maladie causée par un désir violent de retourner dans sa patrie ». 

Petit à petit, le terme va évoluer et passer dans le langage courant, où il va acquérir le sens qu’on lui donne aujourd’hui. 

Clara Müller

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